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1.1 Qu'est-ce que la BVD/MD? PDF Drucken E-Mail

Comment est constitué un virus?


Le virus BVD
Le virus BVD

 

Le noyau d'un virus est formé par son génome (4), c'est lui qui contient ses "instructions de montage". Le génome est protégé par une enveloppe de protéines appelée capside (3). Certains virus, au nombre desquels figure aussi le virus BVD, disposent en plus d'une enveloppe de lipides (2). La surface du virus n'est pas lisse, mais présente des excroissances de diverses formes appelées spicules (1).


Cela fait plusieurs dizaines d'années que la Bovine Viral Diarrhoea (BVD) ne cesse de faire les grands titres en tant que maladie des bovins aux conséquences économiques désastreuses. Il s'agit là d'une maladie virale (= engendrée par un virus), pouvant revêtir de nombreux aspects. Alors que la plupart des infections de BVD évoluent de façon asymptomatiques c'est-à-dire, sans que l'agriculteur puisse déceler la maladie, certains animaux développent des diarrhées sévères, de la fièvre, ont des écoulements oculaires et nasals et/ou présentent des érosions sur le mufle (sécrétion de fluide). Diverses formes bénignes de la maladie sont bien entendues également possibles. La Mucosal Disease (MD, maladie des muqueuses) est particulièrement redoutée en raison de son caractère sévère et de son issue toujours fatale. Elle touche exclusivement des animaux dits infectés permanents (IP), qui portent et excrètent le virus tout au long de leur vie. L'origine de ces animaux sera abordée dans la partie traitant des animaux IP. Outre les bovins, le virus BVD peut également infecter d'autres ruminants (moutons, chèvres, ruminants sauvages), ceux-ci ne développent cependant pas la maladie (Bovine Viral Diarrhoea). Il reste toutefois encore à éclaircir le rôle que joue ces animaux dans la propagation de la maladie chez la population bovine, c.-à-d. s'ils sont en mesure, sous certaines conditions géographiques, de transmettre le virus aux bovins.

 

Les virus

Les Virus sont les plus petits micro-organismes infectieux existant ; ils peuvent engendrer de graves maladies tant pour l'homme que pour l'animal (la BVD uniquement pour l'animal). Les dommages qu'ils causent à l'agriculture se chiffrent à plusieurs millions de francs. Contrairement aux bactéries (p. ex.), les virus ne respirent pas et ne peuvent pas se reproduire seuls, aussi ne font-ils pas partie des organismes vivants. Alors que les bactéries peuvent se reproduire entre-elles et se multiplier dans un milieu de culture, les virus ont eux besoins d'un hôte, c.-à-d. d'une cellule vivante. Cette cellule (l'unité morphologique et fonctionnelle constitutive de tout être vivant) assume le rôle de fabrique permettant la reproduction du virus. Elle est contrainte par le virus qui l'a envahie de mettre son génome au service de la copie et de la production de virus. L'assemblage des nouveaux virus se déroule également à l'intérieur de la cellule, suite à quoi les virus sont libérés dans l'organisme en occasionnant dans certain cas la destruction de la cellule hôte. Les virus se distinguent également des bactéries en raison de leur taille: ils sont beaucoup plus petits que ces dernières et ne peuvent donc pas – à l'exception des poxvirus - être observés au microscope. Il existe très peu de traitements médicaux destinés à lutter contre les maladies virales. Alors qu'il est possible de combattre de manière efficace les affections bactériennes avec différents antibiotiques, ce ne sont que quelques maladies virales qui peuvent à ce jour être traitée avec succès et la BVD n'en fait pas partie. D'où l'importance capitale que revêt la prévention (recherche des causes) dans la lutte contre les maladies virales.